La vie

C'est pas toujours rose

# Posté le jeudi 22 février 2007 05:53

Adultère

Adultère
Adultère

Puissante est la valse à deux temps
Ou seul les faible deviennent amants
Sans rédemption ni remords
En attendant le jour de leur mort
Sans prière ni compassion
Il tourne comme l'enfer sur des chardons
Ils sont aimants de ponce Pilate
Où y coule l'eau écarlate
Leur femme ou leur promise
Attendent comme des brebis grise
Au fond de leur tanière
Qui bientôt sera enfer
Sans confession ni glamour
Il retourne aux amours
Futiles et sans avenir
Aux pêcher pour les punir
D'avoir jurer devant Dieu
Fidélité en 4 v½ux

Tristou

# Posté le jeudi 15 février 2007 16:34

Modifié le jeudi 15 février 2007 17:04

L'ombre et la lumiere

L'ombre et la lumiere
L'ombre et la lumière

Par une sombre nuit l'ombre a rencontré la lumière
La lune était effacée tel un gommage sur un papier
L'ombre a dit bonjour à la lumière
Mais la lumière la ignorer
L'ombre a passé son chemin en la traitant comme un chien
La lumière c'est ravisé
En tentant une approche distinguée
Mais l'ombre sans est moqué car en rien elle ne croyait
La lumière a compris qu'il serait très dur de l'éclairer
L'ombre était devenue son propre reflet
La lumière a insisté un à un ses rayon brillait
Mais l'ombre blessé et bafoué
D'un seul coup a tout soufflé
La lumière têtue et bienveillante
Retenta une approche distante
L'ombre céda sous l'emprise puissante
En restant toutefois méfiante
La lumière l'éclairait tous les jours que Dieu fait
Et l'ombre est resté accroché
Plus la lumière lui donnait de rayon
Plus l'ombre s'éclaircissait
Ce n'est pas le royaume d'Actéon
Mais cette histoire est belle et bien vrai

Tristou

# Posté le jeudi 15 février 2007 15:36

Modifié le jeudi 15 février 2007 16:00

Alfred de Musset

Alfred de Musset
A Mademoiselle

Oui, femme, quoi qu'on puisse dire
Vous avez le fatal pouvoir
De nous jeter par un sourire
Dans l'ivresse ou le désespoir.

Oui, deux mots, le silence même,
Un regard distrait ou moqueur,
Peuvent donner à qui vous aime
Un coup de poignard dans le coeur.

Oui, votre orgueil doit être immense,
Car, grâce à notre lâcheté,
Rien n'égale votre puissance,
Sinon, votre fragilité.

Mais toute puissance sur terre
Meurt quand l'abus en est trop grand,
Et qui sait souffrir et se taire
S'éloigne de vous en pleurant.

Quel que soit le mal qu'il endure,
Son triste sort est le plus beau.
J'aime encore mieux notre torture
Que votre métier de bourreau.

Alfred de Musset

# Posté le jeudi 15 février 2007 11:29

Modifié le jeudi 15 février 2007 11:42

charles baudelaire

charles baudelaire
Invitation au Voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur,
D'aller là-bas, vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir,
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés,
De ces ciels brouillés,
Pour mon esprit ont les charmes,
Si mystérieux,
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs
Les canaux, la ville entière
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles Baudelaire (1821- 1867)

# Posté le jeudi 15 février 2007 11:13